2- Aux termes de ces 4 années, avez-vous le sentiment que le concours s’est professionnalisé ?

Je n’ai pas tellement ce sentiment. Dès le début, nous avons eu 2 catégories de participants. Il y a ceux qui sont de purs amateurs et qui font dans leur arrière-cuisine ou dans leur garage, leurs inventions et qui viennent nous les proposer. Et puis il y a ceux qui ont déjà peaufiné, commercialisé ou semi-commercialisé leurs inventions. Je pense que la proportion certes devient un peu plus professionnelle mais il y a toujours autant d’amateurs et c’est ce qui me réjouit. Je voudrais que ça reste du domaine de l’amateurisme, du domaine du particulier et que ce ne soit pas des bureaux d’études qui commencent à se pencher sur des produits. Donc en ce qui me concerne en tous cas, je privilégie toujours le côté amateur et solitaire plutôt que le côté semi-industriel.

3- Quelles sont, selon vous, les attentes du public (ou de vos téléspectateurs) en matière d'innovation ?

Je crois qu’ils attendent qu’on leur facilite la vie. Ils ne sont pas en attente de produits particuliers. Aujourd’hui il existe tellement de diversitĂ© en matière de produits mĂ©nagers, de produits domestiques de la vie quotidienne qu’il faut vraiment faire preuve d’une imagination dĂ©bordante pour trouver la faille. Quand on a primĂ© Ivan Jager qui a inventĂ© le mètre-traceur, on s’est aperçu que cette idĂ©e toute simple pouvait ĂŞtre une utilisation exceptionnelle et on en a vendu des milliers. L’annĂ©e dernière, c’était le « dĂ©rouleur de papier essuie-tout » qui permet de dĂ©rouler feuille par feuille votre essuie tout. Tout ça ce sont des petites choses, des petits plus qui facilitent le quotidien. Finalement toutes les grandes inventions ont Ă©tĂ© prises par l’industrie, on en vient Ă  ces petits dĂ©tails finissent par nous faire gagner du temps et nous Ă©vitent l’énervement.

4- En quelques mots, quel est pour vous la plus belle invention / l’invention la plus marquante que vous ayez présentée pendant l’émission Téléshopping ?

Il y en a beaucoup. Mais je pense au « dĂ©rouleur de papier essuie-tout » qui a Ă©tĂ© primĂ© l’annĂ©e dernière. C’est un produit que j’ai beaucoup aimĂ© parce que c’est malin et on se rend compte, qu’on en a besoin dans sa cuisine pour se faciliter la vie. C’est une astuce intĂ©ressante car ce genre de produits nous facilite le quotidien Ă  des moments auxquels on ne s’attend pas.

5- Avez-vous une âme d'inventeur vous-même ?

Pas du tout. L’invention repose Ă  mon avis sur une forte observation, l’observation de ce qui peut nous manquer. Maintenant comment le rĂ©aliser ? Je ne suis pas douĂ© en dessin et j’aurais bien du mal Ă  crĂ©er un objet Ă  inventer de toute pièce. C’est pour cela que j’admire ceux qui le font !

6- Quel message d’encouragement et conseils donneriez-vous aux participants du concours sur l’innovation ?

Comme on a beaucoup de dossiers à étudier (on en a 200 /300 à chaque fois), je leur dirai que plus c’est simple, plus c’est concret, plus c’est précis, plus c’est rapidement identifiable et mieux on peut évaluer l’intérêt. Il ne faut pas que ce soit une usine à gaz. Il faut que ce soit simple à expliquer, simple à comprendre pour qu’on puisse mesurer immédiatement l’intérêt de l’invention. C’est mieux d’envoyer l’objet ou la maquette et de ne pas se contenter d’un vague descriptif ou de photos. Si l’on n’a pas la maquette parce que c’est volumineux, il faut des photos détaillées. Mais l’essentiel est d’avoir quelque chose de parlant qui prouve la faisabilité du projet.