6 questions à Laurent Cabrol, présentateur de Téléshopping
Par Veronique, mercredi 16 aoĂ»t 2006 à 12:25 :: PrĂ©cĂ©dentes Editions :: #7 :: rss
1 – Monsieur Cabrol, depuis la création du Concours TSH de L'Innovation, vous êtes son représentant et un membre du jury très impliqué dans la sélection des candidats. Quel bilan feriez-vous sur ces 4 éditions passées?
Le bilan est positif pour ma part car on s’achemine de plus en plus vers des produits pratiques, véritablement liés à la vie quotidienne. Au début, il y avait davantage des objets amusants comme des chaussures qui mesurent les points pour jouer aux boules sans se fatiguer. On sent que les inventeurs ont l’impression et la réalité que leurs produits peuvent être commercialisés au plus large public et donc qu’il faut aller directement vers les produits de consommation.
2- Aux termes de ces 4 années, avez-vous le sentiment que le concours s’est professionnalisé ?
Je n’ai pas tellement ce sentiment. Dès le début, nous avons eu 2 catégories de participants. Il y a ceux qui sont de purs amateurs et qui font dans leur arrière-cuisine ou dans leur garage, leurs inventions et qui viennent nous les proposer. Et puis il y a ceux qui ont déjà peaufiné, commercialisé ou semi-commercialisé leurs inventions. Je pense que la proportion certes devient un peu plus professionnelle mais il y a toujours autant d’amateurs et c’est ce qui me réjouit. Je voudrais que ça reste du domaine de l’amateurisme, du domaine du particulier et que ce ne soit pas des bureaux d’études qui commencent à se pencher sur des produits. Donc en ce qui me concerne en tous cas, je privilégie toujours le côté amateur et solitaire plutôt que le côté semi-industriel.
3- Quelles sont, selon vous, les attentes du public (ou de vos téléspectateurs) en matière d'innovation ?
Je crois qu’ils attendent qu’on leur facilite la vie. Ils ne sont pas en attente de produits particuliers. Aujourd’hui il existe tellement de diversité en matière de produits ménagers, de produits domestiques de la vie quotidienne qu’il faut vraiment faire preuve d’une imagination débordante pour trouver la faille. Quand on a primé Ivan Jager qui a inventé le mètre-traceur, on s’est aperçu que cette idée toute simple pouvait être une utilisation exceptionnelle et on en a vendu des milliers. L’année dernière, c’était le « dérouleur de papier essuie-tout » qui permet de dérouler feuille par feuille votre essuie tout. Tout ça ce sont des petites choses, des petits plus qui facilitent le quotidien. Finalement toutes les grandes inventions ont été prises par l’industrie, on en vient à ces petits détails finissent par nous faire gagner du temps et nous évitent l’énervement.
4- En quelques mots, quel est pour vous la plus belle invention / l’invention la plus marquante que vous ayez présentée pendant l’émission Téléshopping ?
Il y en a beaucoup. Mais je pense au « dérouleur de papier essuie-tout » qui a été primé l’année dernière. C’est un produit que j’ai beaucoup aimé parce que c’est malin et on se rend compte, qu’on en a besoin dans sa cuisine pour se faciliter la vie. C’est une astuce intéressante car ce genre de produits nous facilite le quotidien à des moments auxquels on ne s’attend pas.
5- Avez-vous une âme d'inventeur vous-même ?
Pas du tout. L’invention repose à mon avis sur une forte observation, l’observation de ce qui peut nous manquer. Maintenant comment le réaliser ? Je ne suis pas doué en dessin et j’aurais bien du mal à créer un objet à inventer de toute pièce. C’est pour cela que j’admire ceux qui le font !
6- Quel message d’encouragement et conseils donneriez-vous aux participants du concours sur l’innovation ?
Comme on a beaucoup de dossiers à étudier (on en a 200 /300 à chaque fois), je leur dirai que plus c’est simple, plus c’est concret, plus c’est précis, plus c’est rapidement identifiable et mieux on peut évaluer l’intérêt. Il ne faut pas que ce soit une usine à gaz. Il faut que ce soit simple à expliquer, simple à comprendre pour qu’on puisse mesurer immédiatement l’intérêt de l’invention. C’est mieux d’envoyer l’objet ou la maquette et de ne pas se contenter d’un vague descriptif ou de photos. Si l’on n’a pas la maquette parce que c’est volumineux, il faut des photos détaillées. Mais l’essentiel est d’avoir quelque chose de parlant qui prouve la faisabilité du projet.









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