25 000 candidats ont déjà déposé leurs demandes. Selon Hervé Novelli, secrétaire d’Etat aux PME, le chiffre des auto entrepreneurs devrait atteindre 200 000 personnes en 2009. Il faut dire que ce nouveau statut présente de nombreux avantages. C’est notamment un bon moyen de tester ses projets et ses capacités d’entrepreneur sans casse en cas d’échec.

Des formalités d’inscription simplifiées au maximum
Il suffit de se connecter au site mis en ligne par Bercy (www.lautoentrepreneur.fr), de déclarer son activité, en remplissant un formulaire de deux pages et de compléter le tout par l’envoi d’un justificatif d’identité. Ce site internet permet d’éviter de se rendre à l’URSSAF et de s’inscrire au Registre du Commerce et des Sociétés ou au Registre des Métiers.

Un régime social et fiscal privilégié
L’auto-entrepreneur n’est connu que des services fiscaux et sociaux, auprès desquels il règle, dès son inscription, un prélèvement libératoire mensuel ou trimestriel selon un barème avantageux : - 13% du chiffre d’affaires (12% de cotisation sociale, 1% d’impôt sur le revenu) pour le commerce - 23% (21,3% + 1,7%) pour l’artisanat - 20,5% (18,3+2,2) pour les professions libérales L’auto-entrepreneur bénéficie d’une franchise de TVA , avec un chiffre d’affaires maximum de 32 000 € pour une activité de prestation de service et de 80 000€ pour une activité commerciale.

A ces différentes mesures s’ajoute la possibilité de choisir le statut social de SAS (Société par Actions Simplifiées) avec 1 euro de capital au lieu des 37 000 € requis et la dispense de commissariat aux comptes. De plus, les auto-entrepreneurs devraient avoir accès au micro-crédit pour financer leur entreprise.