En tant qu’acheteuse, quels sont les aspects auxquels vous ĂȘtes sensible dans les inventions que l’on vous soumet ?
Ce qui retient mon attention, ce sont les projets vraiment astucieux et nouveaux, qui s’adressent Ă  un large public, dans lesquels je dĂ©cĂšle un potentiel commercial et que je retiendrais pour ĂȘtre commercialisĂ©s sur TĂ©lĂ©shopping.

Vous avez un exemple ?
Oui, la fiche papillon du laurĂ©at de l’annĂ©e derniĂšre, Serge Tachnoff. C’est typiquement le genre d’invention qui retient mon attention. La solution apportĂ©e est Ă©vidente, le bĂ©nĂ©fice de praticitĂ© et de sĂ©curitĂ© aussi. Bref, c’est malin, c’est simple et ça sert Ă  tous au quotidien.

Quelle est l’ambiance au sein du jury pendant la prĂ©-sĂ©lection ?
TrĂšs ouverte. Chacun s’exprime en toute libertĂ©. Les dĂ©bats sont parfois passionnĂ©s car nous venons tous d’horizons diffĂ©rents, journalistes, gens du marketing, acheteurs, concepteurs d’objets 

Et les opinions peuvent varier entre les hommes et les femmes. Je me souviens avoir dĂ©fendu l’an dernier la trousse de toilette- pĂšse personne de Jean-Christophe Lecocq, que je trouvais trĂšs utile en tant que femme, pour surveiller son poids oĂč que l’on soit. Les hommes Ă©taient bien moins convaincus que moi de son utilitĂ©. MalgrĂ© cela, il se dĂ©gage une certaine unanimitĂ© sur le classement auquel on aboutit.

Quels conseils donneriez-vous aux participants du Concours de l’Innovation ? Je trouve que les candidats ont de bons dossiers, bien prĂ©parĂ©s, clairs, avec des photos ou des vidĂ©os intĂ©ressantes. Peut-ĂȘtre ne sont-ils pas assez attentifs Ă  un aspect qui me semble important : la qualitĂ© finale du produit par rapport Ă  son prix, l’idĂ©al Ă©tant bien sĂ»r de viser Ă  un rapport optimal entre les deux. C’est une notion Ă  intĂ©grer dans la conception.