En mars 2009, vous nous parliez d’une commercialisation imminente. Pourquoi s’est-il Ă©coulĂ© une annĂ©e de plus ?
AprĂšs avoir apportĂ© des amĂ©liorations par rapport au prototype initial avec le bureau d’études du fabricant, notamment par l’ajout d’un bras levier qui rend la manipulation beaucoup plus facile qu’à l’origine, nous avons cherchĂ© Ă  optimiser les coĂ»ts. Ce ne fut pas facile parce que je tenais Ă  ce que mon produit soit fabriquĂ© en France, oĂč le coĂ»t de la main d’Ɠuvre est plus Ă©levĂ© que dans certains autres pays.

A quel prix va ĂȘtre commercialisĂ© le Cuterb Ă  son lancement ?
Autour de 150 Ă  160 €, sachant qu’il s’agit d’une fabrication de qualitĂ©, avec une garantie.

N’est-ce pas un prix Ă©lĂ©vĂ© ?
C’est un problĂšme que rencontrent beaucoup d’inventeurs quand ils passent Ă  la commercialisation de leur invention qui, au dĂ©part, est fabriquĂ©e en petite sĂ©rie, donc avec un prix de revient Ă©levĂ©. Cela peut mĂȘme ĂȘtre un handicap sĂ©rieux au succĂšs du produit.

Pouvez-vous nous en dire plus sur le fabricant ?
Oui, il s’agit de la sociĂ©tĂ© G2M, spĂ©cialisĂ©e Ă  l’origine dans le matĂ©riel orthopĂ©dique et qui s’est ouverte Ă  d’autres secteurs de haute technologie, notamment la fabrication d’objets en fibre de carbone.

Dans quelles conditions commercialisez-vous votre invention ?
Je souhaite rester propriĂ©taire de mon brevet. Je m’oriente donc vers une licence , avec paiement de royalties.

Avez-vous d’autres projets ?
Etant mĂ©decin, je suis sensibilisĂ© aux problĂšmes de dos. Et j’ai dĂ©cidĂ© de crĂ©er toute une gamme d’outils de jardinage conçus pour soulager les douleurs lombaires, si frĂ©quentes chez les amateurs de jardin. Je pense notamment Ă  d’autres outils pour dĂ©sherber mais aussi pour bĂȘcher, Ă  une brouette Ă  chargement automatique.